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Soudan du Sud-Le personnel de l'Onu et les civils priés d'évacuer certaines parties de l'Etat du Jonglei
information fournie par Reuters 26/01/2026 à 11:08

L'armée du Soudan du Sud a ordonné lundi à tous les civils et au personnel des missions de l'Onu et d'autres ONG d'évacuer trois villes de l'Etat du Jonglei avant une opération à venir contre des forces de l'opposition.

Le Jonglei, Etat de l'est du pays et frontalier de l'Ethiopie où les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) cherchent à arrêter l'avancée des combattants loyalistes du Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLA-IO), est le théâtre des affrontements les plus violents entre les deux parties.

Les combats connaissent une intensité qui n'avait pas été observée depuis 2017, selon les Nations unies.

Une opération ayant pour nom de code "opération paix durable" était imminente, ont déclaré les SSPDF dans un communiqué dimanche.

Les civils vivant dans les villes de Nyirol, Uror et Akobo allaient être "évacués immédiatement pour raisons de sécurité vers des zones contrôlées par le gouvernement le plus rapidement possible", a ajouté l'armée.

Le personnel de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (UNMISS) et ceux travaillant pour des ONG ont aussi reçu la consigne d'évacuer cette région dans les 48 heures.

"Nos soldats de la paix à Akobo restent sur place, menant tous les efforts sous notre mandat pour aider à la désescalade et prévenir le conflit", a déclaré à Reuters une porte-parole de l'UNMISS.

Le Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition a appelé la semaine dernière ses membres à marcher sur Djouba, la capitale du Soudan du Sud, signe d'une escalade majeure dans le conflit.

Les forces du SPLA-IO se sont emparées plus tôt dans le mois de la ville de Pajut après des combats acharnés, faisant craindre que la capitale du Jonglei, Bor, puisse devenir le prochain théâtre d'affrontements.

Quelque 180.000 personnes ont été victimes de déplacements forcés à cause du conflit, selon l'UNMISS, qui appelle les dirigeants à "placer les intérêts de leur peuple en premier en arrêtant les combats".

Médecins sans frontières (MSF) a déclaré dimanche avoir évacué une partie de son personnel clé de la ville d'Akobo après avoir reçu une "instruction claire des autorités compétentes et en réponse à la situation sécuritaire qui se détériore dans la région".

Les forces du SPLA-IO du vice-président sud-soudanais Riek Machar ont combattu lors de la guerre civile au Soudan du Sud, qui s'est articulée en grande partie sur des rivalités ethniques, et qui a fait près de 400.000 morts entre 2013 et 2018.

(Reportage Denis Logonyi et Elias Biryabarema ; version française Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)

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